Le sous-sol dijonnais, façonné par l'alternance de marnes argileuses, de calcaires du Jurassique et d'alluvions de la plaine de la Saône, impose une rigueur absolue dans l'identification des sols. L'analyse granulométrique ne se limite pas à un simple tamisage : elle décode le comportement hydraulique et mécanique des couches traversées, en particulier dans les formations superficielles sensibles à l'eau. À Dijon, où le climat semi-continental alterne hivers humides et étés secs, une courbe granulométrique précise devient le premier rempart contre les désordres structurels. Le laboratoire met en œuvre la norme NF EN ISO 17892-4 pour quantifier la fraction fine par sédimentométrie (essai au densimètre), une étape indispensable lorsque les limons et argiles dominent la matrice du sol, ce qui est fréquent dans les vallons de l'Ouche et du Suzon.
Une courbe granulométrique fiable transforme une hypothèse de sol en une donnée d'ingénierie exploitable pour le dimensionnement des ouvrages géotechniques.
