Le sous-sol dijonnais réserve des contrastes saisissants. Entre les alluvions de l’Ouche et les calcaires du plateau de Chenôve, la portance d’une plateforme peut varier du simple au triple en moins de 500 mètres. Nous avons vu des chantiers de lotissement démarrer sur une argile sableuse correcte pour buter trois parcelles plus loin sur des marnes décomprimées imbibées d’eau. À Dijon, impossible de généraliser les hypothèses de portance d’un quartier à l’autre. L’essai CBR pour conception routière que nous réalisons donne une mesure directe, exploitable immédiatement par le projeteur pour dimensionner la structure de chaussée. Un indice CBR à 5 ou à 15 change radicalement l’épaisseur de grave-bitume : l’erreur se paye en centimètres de matériau sur des linéaires entiers. Nos techniciens interviennent avec un moule CBR Proctor et une presse de poinçonnement conforme à la NF EN 13286-47, la norme de référence en France pour ce type d’essai mécanique sur sols traités ou non traités.
Un indice CBR mal calibré sur un sol argileux de Dijon peut entraîner un surdimensionnement de chaussée de 30 %, un coût inutile sur des kilomètres linéaires.
