Entre le centre historique de Dijon, posé sur les alluvions de l'Ouche, et les coteaux de la Côte-d'Or aux marnes calcaires, le sous-sol change radicalement en quelques centaines de mètres. Cette hétérogénéité, typique du bassin dijonnais, oblige à dépasser la simple reconnaissance à la pelle mécanique : l'essai au pénétromètre statique CPT devient le seul moyen d'obtenir un profil continu de résistance sans perdre la stratigraphie fine. Nous déployons une sonde électrique normalisée de 15 cm², conforme à la NF EN ISO 22476-1, qui enregistre en temps réel la résistance de pointe (qc) et le frottement latéral (fs) tous les centimètres. Les ingénieurs dijonnais y recourent notamment avant de dimensionner des fondations profondes dans les limons compressibles de la plaine, ou pour vérifier la compacité des graves de terrasse sur les projets d'extension en périphérie.
À Dijon, le profil CPT révèle souvent une couche de graves calcaires très compactes entre 4 et 8 mètres : un horizon porteur idéal, à condition de le caler au centimètre près.
