Le développement urbain de Dijon, structuré autour de son centre historique et de l'expansion des zones d'activités au nord comme au sud de l'agglomération, a toujours dû composer avec une géologie particulière. Les marnes et les argiles à cailloutis du quaternaire qui affleurent sur une bonne partie du territoire communal posent des défis spécifiques pour les infrastructures. Une chaussée souple bien conçue ne se résume pas à un empilement de grave-bitume, c'est un système multicouche où la couche de forme dialogue avec le sol support. Dans notre pratique, nous intégrons systématiquement une reconnaissance géotechnique préalable, souvent via des sondages SPT pour évaluer la résistance en profondeur, et un essai CBR routier pour quantifier la portance à court terme du support avant de lancer le dimensionnement mécaniste-empirique.
Une chaussée souple à Dijon doit d'abord résister aux cycles gel-dégel avant même de penser au trafic poids lourds.
