À Dijon, l’alternance entre affleurements calcaires du Jurassique et poches d’argile de décalcification sur les coteaux conditionne chaque projet de chaussée rigide. Une dalle en béton de ciment mal dimensionnée sur ces matériaux hétérogènes se traduit rapidement par du pumping et des fissures de retrait. Pour les zones industrielles de Longvic ou les voiries du quartier Valmy, le dimensionnement ne se limite pas à choisir une épaisseur de dalle : il exige une connaissance précise du support. Nous intervenons en phase de conception avec des essais de portance à la plaque dynamique pour caler le module de réaction du sol, paramètre d’entrée fondamental du catalogue des structures types. Le contexte climatique semi-continental, avec des gels hivernaux de quelques jours et des canicules estivales marquées, impose une attention particulière aux gradients thermiques dans le béton. Les dosages en ciment et le choix des granulats doivent intégrer ces contraintes, en respectant les exigences de durabilité de la norme NF EN 13877-1. Sur la plateforme du port fluvial, nous avons vu des réhabilitations où l’absence d’étude préalable avait conduit à un faïençage généralisé en moins de trois ans. Une conception rigoureuse évite ces échecs coûteux.
Une chaussée rigide bien conçue sur les calcaires et argiles dijonnais doit absorber les gradients thermiques semi-continentaux sans fissuration précoce.
