L'urbanisation de Dijon a suivi pendant des siècles le tracé de l'Ouche, délaissant les sols du jurassique pour les alluvions fertiles de la plaine. Ce choix historique a un impact direct sur la construction d'aujourd'hui : les sédiments meubles qui bordent le lac Kir ou le secteur de la Toison d'Or ne répondent pas du tout de la même manière qu'un calcaire compact lors d'une sollicitation sismique. Un microzonage sismique à Dijon ne se limite pas à appliquer la carte nationale d'aléa. Il cartographie précisément comment les couches superficielles amplifient les ondes en fonction de la géologie locale. Pour les bureaux d'études, cette donnée est le point de départ de tout dimensionnement parasismique crédible, surtout dans les zones où le rocher affleure à quelques mètres sous des remblais hétérogènes. Nous couplons cette approche avec des essais CPT pour obtenir un profil continu de la résistance des sols en profondeur.
Sous la plaine alluviale de l'Ouche, un séisme modéré peut produire des amplifications locales deux à trois fois supérieures à celles d'un site rocheux à quelques centaines de mètres.
