Sur les coteaux de l'agglomération dijonnaise, l'alternance de calcaires fissurés du Jurassique et de marnes argileuses du Lias impose une reconnaissance visuelle sans compromis. Une fouille d'essai menée à 2,50 ou 3,20 m de profondeur permet d'observer directement la fracturation de la dalle de Comblanchien ou les passées plastiques des argiles de l'Ostwald, deux formations qui conditionnent la portance réelle du sol. L'équipe technique intervient avec une pelle mécanique à godet lisse et descend dans l'excavation pour prélever des échantillons intacts dès que la nappe perchée du plateau — souvent vers 4 m — n'est pas atteinte. L'avantage du puits manuel sur le sondage mécanique, c'est la lecture immédiate des épontes : un diaclasage ouvert peut expliquer des venues d'eau, une croûte calcaire altérée peut fausser un essai pressiométrique. Chaque fouille donne lieu à un log de terrain photographique côté en coordonnées RGF93, conforme aux exigences de la norme NF P 94-500 pour les missions G1 et G2.
Un mètre de puits bien logué apporte plus de certitudes qu'un rapport de dix essais indirects sur un sol hétérogène. La fouille, c'est l'œil du géotechnicien posé sur la réalité du terrain.
