Un projet de fondation sur le plateau calcaire de Dijon nous a récemment confrontés à une alternance brutale de bancs durs et de poches d'argile de décalcification. La camionnette de forage s'était arrêtée devant un refus à 1,20 mètre alors que la parcelle voisine, à vingt mètres, présentait une couverture meuble de plus de quatre mètres. C'est précisément pour résoudre ce type d'énigme géologique que nous déployons la résistivité électrique, une méthode qui trace un profil continu du sous-sol sans intrusion destructive. Le Sondage Électrique Vertical (SEV) permet de voir à travers la roche et de distinguer les contrastes de compacité avant même de mobiliser une pelle mécanique, ce qui sécurise l'investissement dès la phase de conception. Pour des projets similaires dans le centre historique de Dijon, il est fréquent de croiser cette information avec un essai de plaque de charge afin de corréler la résistivité apparente à un module de déformation réel sous la semelle.
En contexte karstique, un profil de résistivité bien interprété évite des surcoûts de fondation de l'ordre de 15 à 25% du budget gros œuvre.
