Le sous-sol de Dijon est un patchwork d'argiles à silex et de marnes calcaires souvent altérées en surface. C'est un héritage direct de la cuesta bourguignonne. Pour un projet sur le plateau de la Côte-d'Or ou dans la plaine de la Saône, la portance peut varier de 0.15 à 0.8 MPa en quelques mètres. Avant de couler une semelle, le laboratoire réalise systématiquement des essais de plaque pour valider le module de réaction du sol. Nous couplons ces mesures avec un essai au pénétromètre statique pour éviter les refus prématurés dans les blocs calcaires résiduels. Une reconnaissance par puits d'inspection permet aussi d'observer directement la macro-structure des limons, ce qui est crucial quand la nappe phréatique fluctue sous le quartier des Grésilles.
Une semelle sur marne compacte peut supporter 0.7 MPa, mais à 50 cm d'écart, une poche d'argile molle ne tiendra pas 0.2 MPa.
