Le sous-sol dijonnais, taillé dans les calcaires du Jurassique qui affleurent sur les coteaux de la Côte-d'Or avant de plonger sous les alluvions de l'Ouche, réserve bien des contrastes. La ville compte 158 000 habitants et le bassin de Dijon Métropole concentre un parc immobilier ancien en pleine mutation, avec des opérations de réhabilitation lourde sur des terrains karstiques parfois instables. Dans ce contexte, la mesure de la vitesse des ondes de cisaillement Vs30 par la méthode MASW devient un préalable incontournable pour toute étude de sol sérieuse à Dijon. Le zonage sismique réglementaire, bien que modéré (zone 2), impose une classification de site rigoureuse selon l'Eurocode 8, surtout quand on construit sur les formations de comblement de la vallée. Un ingénieur local sait que les contrastes d'impédance entre les graves calcaires et les limons de débordement peuvent piéger les ondes sismiques. Avant d'engager la campagne géophysique, on recoupe souvent les indices avec une granulométrie pour vérifier la nature des matériaux de surface, ou un essai de plaque de charge quand le projet prévoit des dallages industriels sur les zones d'extension à l'est de la ville.
La signature MASW des calcaires karstifiés de la Côte-d'Or diffère radicalement de celle des alluvions de l'Ouche — un contraste que seul un profil Vs30 peut quantifier correctement.
